Agression dans notre fourgon aménagé

Aujourd’hui, on vous raconte une aventure pas très rigolote qui nous est arrivée alors que nous dormions dans notre van aménagé.

Depuis environ 2 ans, nous vivons dans notre fourgon aménagé sur notre terrain, le temps d’autoconstruire notre maison. Nos sommes situés en pleine campagne, dans un petit hameau avec quelques voisins autour de nous, un endroit plutôt tranquille.

Tout l’été nous avons laissé la porte latérale et les portes arrière ouverte, aussi bien la journée que la nuit, pour faire courant d’air et ne pas avoir trop chaud. En plus, avec les portes arrière ouvertes on peut voir les étoiles la nuit et c’est magnifique !

Terrain où est posé notre van aménagé
On voit ici notre van aménagé à gauche, notre maison en construction et le chemin qui mène à la route et à l’entrée de notre terrain.

Mais en ce début de mois de septembre, les températures ont chûtées, et nous fermons généralement les portes quand la nuit commence à tomber pour garder assez de chaleur pour passer une nuit agréable. Parfois il fait tout de même trop chaud et nous entre-ouvrons les portes arrière pour laisser rentrer un peu d’air frai.

Lit fourgon aménagé
Voici la position dans laquelle on dort. Avec les coussins contre nos portes arrière de camion.

Samedi 7 septembre, vers 1h00 du matin alors que nous dormions depuis plus d’une heure, j’entends (Kévin) un bruit de porte qui s’ouvre. Sûrement Salomé qui a trop chaud et qui entre-ouvre les portes, sauf qu’en me retournant de son côté, je la vois complètement endormie. Je regarde donc la porte pour voir si elle est ouverte. Non seulement la porte est effectivement ouverte, mais en plus je vois un visage qui me fixe.

Inconnu la nuit près de notre camion aménagé
Voici à peu près ce que nous avons vu en nous réveillant. Plutôt flippant en pleine nuit !

Pris de panique, je me mets donc à crier de toute mes forces, ce qui réveille Salomé. Je referme rapidement la porte arrière et explique à Salomé qu’un type vient d’ouvrir la porte de notre camion. On essaye de regarder par la fenêtre si on voit quelque chose et on tend également l’oreille. Mais on ne voit rien et on n’entend rien non plus.

D’un côté on est un peu (mais vraiment un tout petit peu) rassuré, la personne ne cherche pas à forcer les portes du camion. Mais on ne sait pas non plus ce qu’elle voulait, si elle est toute seule, si elle attend dehors. On attends quelques minutes (enfin, ce qui nous semble quelque minutes, parce que vu l’état de stress, difficile de bien mesurer le temps qui s’écoule) et on se décide à sortir, on est inquiet pour la maison que nous sommes entrain de construire, on a peur d’être entrain de se faire voler nos matériaux et nos outils de chantier, si ce n’est pas déjà fait.

On se saisit alors de l’arme la plus efficace que nous avons dans le camion : une poêle anti-adhérente. On prend aussi une lampe torche, puis on ouvre prudemment la porte latérale de notre fourgon aménagé. Personne en vue. On commence donc l’exploration du terrain en faisant un tour de notre fourgon, puis en allant vérifier la maison et notre cabane à outils.

En pleine nuit, armé d’une poêle, on vérifie que notre maison n’a pas été cambriolée et que personne ne se cache chez nous.

On avance tout doucement, on est prudent à chaque angle, on vérifie partout pour être sûr que personne ne se cache dans la nuit. Finalement on ne trouve personne et surtout tout est intact : ni la maison ni notre abri de jardin, où on stocke outils et matériaux, n’ont été ouverts. On a une petite camera qui pointe sur l’entrée de la maison, juste au-dessus de l’abri à outils, mais elle n’a rien détecté, la personne n’est sûrement pas passée devant. C’est peut-être à cause de la caméra qui était placée ici qu’elle a été directement à notre fourgon plutôt que d’essayer d’ouvrir la maison ?

On est soulagé, mais toujours dans un état de panique important. On ne sait pas qui était cet individu, si il nous en voulait à nous personnellement, si il voulait nous voler, nous faire du mal, etc. Comme nous n’avons pas entendu de bruit de moteur après le cri d’orang-outan de Kévin et que la personne soit partie, on se dit qu’elle est peut être toujours dans le coin, à pied ou à vélo par exemple.

On décide alors de prendre notre voiture et faire un tour dans les environs (toujours avec notre poêle de défense). À peine sortie de notre terrain, on voit une personne qui marche le long de la route. Aucun doute possible, c’est la personne qui a ouvert notre camion ! J’ai vu son visage à moins de 50cm, j’ai bien vu qu’il portait une casquette et un survêtement rayé.

Suspect qui marche dans la nuit sur la route
Bon bah on a pas trouvé de photo d’un mec dans la nuit avec une casquette et un survêtement, il faudra faire travailler votre imagination pour compléter les détails 😀

On ouvre donc la fenêtre pour lui demander ce qu’il est venu faire (Bon, ça ressemblait plutôt à « POURQUOI T’ES VENU CHEZ NOUS CONNARD ?! »), mais il fait mine de ne pas savoir de quoi on parle. Il se rapproche de la voiture, et bon honnêtement, il est quand même assez grand et on n’as pas spécialement envie de se battre avec lui, alors on avance plus loin avec la voiture et on réfléchit quelques minutes ensemble.

D’un côté, il ne paraissait pas extrêmement agressif, il marchait le long de la route et n’a pas sortie d’arme ni ne nous a menacés lorsqu’on lui a parlé. D’un autre côté, entre le moment où il a ouvert la porte et le moment où on a pris la voiture il s’est écoulé au minimum 10 à 15 minutes, il aurait dû donc être beaucoup plus loin sur la route, ce qui veut dire qu’il est sûrement rester caché quelque part, peut être à nous espionner en train de faire le tour de notre terrain… ça ne nous rassure pas beaucoup. On se dit qu’il faisait peut-être du repérage, ou qu’il pourrait revenir plus tard pour se venger ou finir ce qu’il était venu faire.

On se décide donc à téléphoner à la police, pour prévenir qu’une personne a tenté de rentrer dans notre fourgon alors qu’on dormait et qu’il « rôde » autour de chez nous. Finalement quelques minutes plus tard la police l’interceptera, mais il continuera de dire qu’il rentrait de chez un copain et qu’il n’a pas ouvert la porte de notre fourgon. On est un peu rassuré, parce qu’au moins la police à son nom donc si jamais on a des soucis dans les jours ou semaines qui viennent, on pourra facilement le retrouver et voir s’il a quelque chose à voir. La police nous a également indiqué que c’était un type « connu mais pas méchant » et même si il n’était pas complètement bourré, il avait sans doute quelques verres dans le sang. Dernier point rassurant il n’avait pas d’arme blanche ni d’outils sur lui pour commettre un vol (pinces, sac, lampe de poche…)

Voiture de gendarme la nuit

L’explication la plus probable (et celle qui nous rassure aussi le plus), c’est qu’il rentrait effectivement à pied de chez son copain et qu’en voyant le camion blanc sur le terrain qui n’est pas fermé (on n’avait pas de portail) il s’est dit qu’il allait peut être pouvoir voler quelques petits trucs. Il pensait certainement que c’était un camion de chantier, et il a sûrement dû avoir aussi peur que nous en ouvrant la porte et en découvrant quelqu’un qui lui hurle dessus.

Finalement plus de peur que de mal, mais même si avec le recule et en réfléchissant, ce n’était pas si grave, on reste assez « traumatisés » par cette expérience. Se réveiller en pleine nuit et se retrouver en face d’un inconnu dans son propre camion, ça laisse quelques traces tout de même…

Quand on est nomade, on change de spot après une histoire pareil, mais dans notre cas, la vanlife est sédentaire pour l’instant ^^’ Il a donc été difficile de se rendormir dans le van après ça…

Cette histoire nous à beaucoup fait réfléchir à propos de la sécurité sur notre terrain et dans notre camion aménagé et nous avons décidé de nous équiper et de prendre quelques précautions de sécurités. Nous en avons également parlé sur notre compte instagram et vous avez été nombreux à nous donner des conseils et des astuces que vous utilisez. On vous explique tout ça bientôt, dans un article que nous sommes en train de préparer : Se sentir en sécurité dans son fourgon aménagé.


Et vous, vous est-il déjà arrivé des expériences similaires ? Dans quelles conditions et comment l’avez-vous vécu ? Que faites-vous et qu’avez-vous dans votre fourgon pour vous protéger ?

Salomé et Kévin

Jeune couple d'aventuriers, bricoleurs, curieux et passionnés d'informatique. Toujours prêt à partager leurs découvertes quand ils ne sont pas dans leur fourgon aménagé !

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N'hésitez pas à nous laisser un commentaire, mais sachez que notre nouveau projet nous occupe beaucoup et que nous mettons du temps à repondre :)

2 réponses

  1. Lili dit :

    Yo yo les voyageurs (enfin, dans votre jardin depuis quelques temps 😁)!

    Ça m’est arrivé plusieurs fois. Je vis en camion depuis bientôt 5 ans (dont 1 an avec un Ford Transit de 95 déjà aménagé et depuis avec un Iveco 35C12 de 2005 aménagé par mes soins.)
    Une fois en pleine journée, garée en ville dans le centre-ville de Toulouse, un monsieur a ouvert la porte conducteur qui était ouverte. Il s’est fait copieusement engueulé.
    Une fois la nuit garée à côté d’habitations aux abords du bois de Boulogne (ce n’est pas ce que vous pensez 😜!) un type a tenté d’ouvrir le camion donc j’ai fait du bruit et il est parti.
    Une fois en pleine journée sur un des parkings du lac de Sesquierre à Toulouse, deux types ont forcé et ouvert le barillet arrière, heureusement que j’étais dedans et fait du bruit, ils sont partis en se sauvant. Malgré la description détaillé de l’un d’eux, la plaque et le modèle de leur véhicule, l’affaire a été classée sans suite par la police.
    À 3 reprises j’ai eu des demandes sur mes « tarifs » 😅 mais ils sont vite partis quand ils ont compris que je n’étais pas une prostituée.
    J’avais équipé quelques temps mon camion d’une alarme pour camping-car, avec plusieurs points de déclenchement (fenêtre, portes arrières, pression de l’air) pour les longs moments où le camion reste seul, pour protéger ma marchandise de vente.
    J’ai une lacrymo mais je ne saurais pas m’en servir et ça peut se retourner contre moi (je ne me défendrai jamais avec une lame, par exemple.) Je songe à m’équiper d’une batte de base-ball et d’un taseur à distance mais je ne suis pas du tout parano ni flippée. Je reste bien plus confiante, et c’est la majorité du temps, lorsque je dors dans des endroits reculés, souvent portes ouvertes, qu’aux abords des villes.
    La preuve…

  2. Monique dit :

    Quelle frayeur !! Je viens de passer 4 mois dans mon camion, qui n’est pas encore aménagé, en sédentaire aussi, le temps de construire ma maison. Heureusement pour moi (je suis une femme seule), je n’ai pas eu ce genre de mésaventure, sinon je crois que je n’aurais jamais plus pu dormir tranquille. J’attends avec impatience votre article sur la sécurité.

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